Haïti à l’aube de 2015 : à quand la stabilité et la prospérité ?

’année 2015 est dans nos murs. Notre chère Haïti, malgré ses 211 années d`indépendance, se dessine comme un bébé en souffrance au moment de l’accouchement. S’il devait y avoir une fin pour ce monde, notre alma mater, cher Haïti, partirai

Haïti a connu et connaît encore des luttes intensives de contestation et de déchoucage. Toujours les mêmes problèmes, les mêmes histoires à mesure que les chefs d’administration et de gouvernement s`en vont et s’en viennent.

Le problème de coup d’État militaire, dans les années antérieures, et de déchoucage, ces dernières années, n’est-il jamais posé à fond pour être analysé sérieusement par ceux qui accèdent au haut commandement du pays ? Est-ce un problème idéologique, sociologique ou culturel ?

Pourquoi ne voulez-vous pas tirer des leçons positives de notre histoire ? Quand on pense à la situation de certains pays de la région caribéenne, aux multiples prêts et dons dont Haïti a bénéficié et a disposé, au nombre d’Haïtiens honnêtes qui ont des expertises à l`étranger et qui veulent offrir leurs services à leur pays, Haïti devrait-il être toujours un état misérable et de dispute, le plus pauvre de l’Amérique ?

À chaque période électorale, ce sont des dizaines, voire des centaines de gens qui se portent candidats. Mais, jamais ils n’ont un plan de développement qui reflète les besoins réels et nécessaires de la nation ni un rêve visant à rassembler les Haïtiens de toute tendance, de toute classe et de toute race.

Est-ce qu’un nommé, un élu ou un soi-disant élu s’est jamais penché sur le sort des Haïtiens les plus démunis ou tout au moins posé les questions ?

Pourquoi, en 2014, des paysans haïtiens marchent les pieds nus, au point d’attraper la lèpre, comme c’est le cas à Petite–Rivière de l’Artibonite ?

Pourquoi les marchands et marchandes haïtiens ne peuvent-ils pas bénéficier d’un système de transport en commun adéquat au lieu d’être obligés de parcourir des kilomètres avec un panier ou un sac sur leur tête, traînant derrière eux un animal pour se rendre au marché ?

Pourquoi des enfants, des jeunes, des adultes sont-ils obligés de marcher des heures à la recherche du liquide précieux qu’est l’eau ?

Comment comprendre que l’élargissement des villes et des communautés se fassent anarchiquement, sans plan d’urbanisation, sans contrôle des constructions, de la circulation, de la protection des vies et des biens ?

Haïti, la première République noire et indépendante, n’a pas fait honneur à ses anciens héros aux yeux du monde. Elle n’a pas su tenir le flambeau de république exemplaire, habitée d’hommes et de femmes sérieux, intègres, dignes, compétents, conséquents, luttant pour le progrès, la stabilité et le bien-être social et économique.



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